ADPHILE x ÉCOLE NATIONALE DES ARTS DÉCORATIFS, Le timbre réinventé…

L’ADPHILE (Association pour le développement de la philatélie) en partenariat avec l’École Nationale des Arts Décoratifs lance un module de recherche et de création destiné à réinventer l’usage du timbre.
L’utilisation du timbre s’est progressivement affaiblie ces dernières années. Les nouveaux moyens de communication en sont sans nul doute la cause. La lettre garde pourtant un capital sympathie fort auprès d’un large public et reste aujourd’hui encore pour beaucoup de générations un moyen de communication personnalisé au relief incomparable. Les collections philatéliques quant à elles continuent d’être alimentées et font l’objet d’un intérêt qui ne faiblit pas avec des timbres aux valeurs inestimables. Ils évoquent des thèmes diversifiés et représentent une source de savoir originale et peu coûteuse. La lettre et son timbre sont toujours porteurs de valeurs. Ils incarnent le voyage, le partage et donnent à voir une vision du monde ouverte et humaine.
Fort de ce postulat, 13 étudiants de l’École Nationale des Arts Décoratifs ont été invités par l’ADPHILE durant les mois d’octobre et novembre à réfléchir à un nouvel usage du timbre. Élaborer et organiser un événement festif, culturel, économique, sportif devant mobiliser autour de grands sujets environnementaux et d’aujourd’hui un public large et transversal. Un projet inédit devant aussi amener ce public participatif à communiquer par courrier postal.
A travers ce module de réflexion et de création, il s’agit également pour ces étudiants de 3ème année de comprendre que la finalité des recherches n’a de sens que dans l’application. Le 13 décembre prochain, ils présenteront leur projet devant un jury de personnalités.
À PROPOS DE l’ADPHILE
L’ADPHILE est une association ayant pour but d’encourager le loisir philatélique auprès du grand public, des jeunes et notamment auprès des enfants de 7 à 11 ans. Elle conçoit des événements et des outils ludiques et pédagogiques avec le support du timbre sur des sujets de société : biodiversité, citoyenneté, arts… L’ADPHILE est agréée par le Ministère de l’Éducation Nationale comme association éducative et complémentaire de l’enseignement public.
http://www.decouvrirletimbre.com
Contact presse : Christian Lemoine de La Salle +33 6 08 56 23 91 – ch.lemoinedelasalle@gmail.com

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JOYCE GALLERY présente, du 28 mai au 15 juin, « ARTICULATION », une exposition de KUNTZEL + DEYGAS…

Du 28 mai au 15 juin, Kuntzel+Deygas proposent Articulation à la galerie Joyce (Paris 1er), une exposition de dessins, objets et musique autour du mouvement et du dialogue. Dessins-affiches, encres-storyboard, speakers anthropomorphes et bande-son s’articulent et se répondent pour composer la trame d’un film imaginaire ébauché par Olivier Kuntzel et Florence Deygas. Deux grands manipulateurs d’images et son, à qui l’on doit entres autres depuis 1988 le générique de Catch me if you can pour Steven Spielberg, le personnage-égérie La Petite Robe Noire Guerlain, la Lampe MiCha (vendue au Bon Marché) ou les deux chiens existentialistes italiens Cap & Pep dont les aventures ont fait les beaux jours de Colette et du Vogue Nippon.
L’exposition regroupe deux séries de dessins organiques à l’encre : articulations d’Olivier Kuntzel et contorsions d’après modèle vivant par Florence Deygas. Certains dessins de ces deux séries seront agrandis sur des tapis tuftés main ou bien rétrécis puis sérigraphiés sur des tote bag en série limité. Dans l’espace, 8 MinuSkull, ces enceintes vanités imaginées par le duo diffuseront sons, musique et des paroles qui dialogueront pour composer un paysage sonore évolutif signé Romain Turzi dont le point de départ est un court texte français confié à Google Translate pour être traduit, manipulé, trituré en différentes langues avant son retour en français dans une version métamorphosée.
Olivier Kuntzel a débuté cette série de dessin à l’encre et gouache sur carton bois, des cadrages serrés sur des bras articulés mi organiques mi exo-squelette. On pense à des affiches pour un film fantastique élégant. “Affiches parce qu’une sensation typographique structure toujours mes dessins. Le trait est tendu, les courbes évoquent des trajectoires bien négociées ; et l’élégance naît de cette impression de rencontrer un monstre bien habillé. Dans l’affiche il y a un mystère que le film va révéler, mais là, pas de film, juste du mystère. “ Les gouaches mélangées à la poudre métallique sont encadrées sans vitre “pour charger le contact cru avec toutes ces textures. On prend le risque de l’altération, ce n’est pas un risque c’est la vie du dessin qui évolue, vieillit, se patine, devient plus précieux encore avec le temps.”
Pour sa série d’esquisses, Florence Deygas a pris rendez-vous avec une contorsionniste “pour me déstabiliser un peu face à un modèle vivant. Inédit pour moi. Les postures restaient sous mes yeux quelques secondes, les 3 heures de la première séance étaient comme un marathon sans respirer. Le mouvement était captivant. La nudité du croquis m’a toujours attiré. Ce qui peut naître du trac aussi.”. Une urgence de l’instant qui délivre de l’habilité pour s’approcher du vivant. “Je me suis retrouvée comme si je voyais un corps humain pour la première fois, étonnée de voir une tête aussi près d’une hanche, de ne plus comprendre d’où venait le point d’appui. La prochaine fois je dessinerai en cabine d’apesanteur !”
MinuSkull ” Nous avons eu envie que les premiers spectateurs de l’exposition soient un groupe de 8 MinuSkull auxquels nous avons donné des corps en ruban de métal soudé, réalisés d’après nos croquis par Y.A.ATelier, puis nous avons amené ce groupe au musicien et compositeur Romain Turzi, qui a accepté de composer une œuvre musicale à huit voix pour cette installation.
KUNTZEL + DEYGAS : « ARTICULATION »
Exposition du 28 mai au 15 juin 2019
Du lundi au vendredi, de 12h à 18h30
Samedi, de 14h30 à 19h
JOYCE GALLERY
168, Galerie de Valois – Jardin du Palais Royal – 75001 Paris
http://www.joyce.com
http://www.kuntzel-deygas.com

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LA GALERIE GRATADOU-INTUITI présente du 1er au 24 février, « La tournée des collègues », une exposition de FRANCKY BOY…

Francky…Hou hou !…Francky… Francky dort encore, il doit être 18H00, je vais être obligé de monter les six marches qui mènent au réduit où il vit chez Coluche. On est début 80, Michel Colucci est au fond de la pièce, de l’autre côté de sa piscine intérieure. Les yeux en capote de fiacre et la mine grise malgré un sourire calimérien ; les produits qui tournent à Paris sont forts et de mauvaise qualité.
Francky est chargé avec les « Musulmans Fumants » de couvrir de fresques la pièce d’en bas, la pièce de loisir : piscine, baby foot, flipper et bientôt mini studio d’enregistrement. LA pièce où l’on finit les nuits avec pas mal du Tout Paris et un peu du tout nulle part.
Francky, je l’ai rencontré quelques mois auparavant. Avec Téléphone, on calait sur la pochette d’ Un autre monde. François (ami et manager), dans un aéroport me dit : « Mondino m’a présenté un mec dingue et, regarde, il a pondu ça ! Il me sort la peinture de Francky : Tu vois, Un autre monde, le bras qui s’allonge vers le jouet, c’est un tableau mobile, on pourrait rajouter un jouet à chaque 100 000 albums (L’album ayant démarré mollement, on oubliera de rajouter les jouets plus tard)… J’ai froncé les sourcils mais, quand notre avion a atterri à sa destination, c’était décidé Un autre monde aurait sa pochette jaune qui crache un truc jamais fait.
Par la suite, Francky qui faisait de l’animation en Super, réalisera le clip d’Électrique cité, et le clip d’Un autre monde, réalisé par Mondino, sera basé sur ce regard poétique d’enfant sauvage lâché dans la cité : le regard de Francky.
Nous nous sommes revus de loin avec le Boy et nous sommes devenus les amis que nous sommes. Francky est le contraire d’un dilettante. Ce n’est pas parce que ses personnages, girafe rigolote et petit Mickey farceurs, nous font rire qu’il faut les trouver légers. Ces engins motorisés en tout genre, bagnoles, fusée, avions qui mènent à la grande ville, à la grande vie, ce sont des outils pour traverser et retraverser le fleuve des soucis convenus où se noient les bâtisseurs de réel, que les eaux boueuses emmènent inexorablement, aux océans de silence. Francky décline ces mêmes thèmes depuis plus de trente ans avec le soin d’un Rembrandt, l’opiniâtreté d’un Bacon, la provocation d’un Picasso.
C’est de l’enfance vive et en fait, un cri sans cesse recommencé. Le désir de cet enfant au bras qui s’allonge indéfiniment pour montrer et attraper ce paradis perdu, du Francky qui grandit en rêve dans les bras de la ligne droite des Hunaudières. C’est l’histoire de cette enfance kidnappée sous les carapaces d’adultes et qui, à coup d’aplats acryliques aux tons acide, ne cesse d’appeler au secours. Oui cette légèreté conjuguée, répétée, travaillée avec l’autisme de Van Gogh est politique, finalement. Ce n’est pas la lutte des classes mais la lutte du fond de la classe à coup de boules de papier colorées, c’est la lutte de l’enfant seul contre tout un système social qui bouche les pores de la peau de l’âme. C’est le cri de l’enfant seul, notre ancêtre, qui veut continuer la conversation avec les adultes que nous sommes devenus, et qui, revendique les promesse que nous lui avons faites.
Hou ! hou !… Francky les six marches qui mènent à ton cœur, jaune et orange et violet et bleu et vert et rouge, il faut les descendre ou les monter? Cette vie de montagnard dont tu es l’improbable guide, elle est face nord ou chemins de traverses? Face sud.
Jean-Louis Aubert, Janvier 2011
FRANCKY BOY « La Tournée des collègues »
Du 1er au 24 février 2018
Galerie Gratadou-Intuiti : 16, rue des Coutures Saint-Gervais 75003 Paris
http://www.galeriegratadou-intuiti.com
Contact presse : Christian Lemoine de La Salle +33 6 08 56 23 91 christian@lemoinedelasalle.com

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La GALERIE GRATADOU-INTUITI présente du 16 mars au 22 avril 2017 « Marie, une histoire possible », une œuvre de MARC DEL PIANO

Le faux, élément incontournable de l’uchronie comme médium. Au commencement, l’idée d’une représentation différente. Sculptée, Marie représentée comme mère mais avant tout comme femme, semblable aux autres. En réalisant avec les techniques ancestrales, taille dans le bois, enduit de colle de peau de lapin, dorure à la feuille, polychromie, une statue d’église, une Madone portant son bébé mais aussi enceinte d’un deuxième, je souhaitais proposer un changement de paradigme. Fidèle à ce que racontent les premiers Évangiles citant le nom des frères de Jésus, je propose une image de Marie plus réelle que celle de l’Immaculée Conception. Marie devient femme, fille-mère, puis mère des autres enfants que lui donne Joseph. J’esquisse, par cette uchronie, ce qu’aurait été notre société sans cette culpabilité que les religions font porter aux femmes, source de drames. Drames sociaux et psychologiques que j’évoque dans la deuxième pièce, une autre uchronie qui, au travers des évolutions techniques et esthétiques de la photographie, reconstitue l’ascendance fantasmée d’une femme née sous X. Dans les deux cas masquer le péché originel, la chair que stigmatise trois femmes. La première, à l’origine de notre civilisation, Marie, pour laquelle le mythe efface l’acte de chair, la propulsant, paradoxalement, en tant que Vierge, comme icône de la femme. La seconde, qui, au milieu du XXème siècle, n’a pu assumer son rôle de mère pour une raison inconnue. On peut imaginer que son accouchement sous X a été causé par la bienséance, fille de bourgeois engrossée dans le péché ou, fille de pauvre qui ne pouvait assumer le fruit amer d’un moment de faiblesse ou d’un viol. Et aujourd’hui, la troisième, cet enfant non souhaité, cette fille née sous X face au mur établi par la loi, devant porter le poids de son abandon et du mystère que représente ses ascendants, se sentant coupable de ne pas pouvoir donner une histoire familiale à ses enfants. Cette dernière mère est une amie, à qui j’ai suggéré un jour d’inventer de toute pièce un passé idéalisé. Plus tard, je lui ai proposé d’inventer des fragments de ce passé au travers d’un parcours dans le temps, séquencé par un bref parcours symbolique dans l’Histoire de la photographie. J’utilise le visage d’une de ses filles pour faire exister une arrière-grand-mère, une grand-mère et une mère.
La réalité de l’histoire et la manipulation La famille qu’on peut s’inventer lorsqu’on est né(e) sous X, cette transformation de l’Histoire, cette bifurcation dans l’espace-temps qu’est l’uchronie expose aussi la fragilité de la réalité. “Nous devons envisager l’état présent de l’univers comme l’effet de son état antérieur, et comme la cause de celui qui va suivre.” nous dit Laplace mais selon la théorie du chaos, un infime changement aurait pu transformer notre univers social et moral, changer ce paradigme. Si l’Église reconnaissait à Marie son statut de fille-mère au lieu d’imposer cette conception sans l’acte de chair, mon amie aurait probablement connu sa mère. D’autre part, la collection de photographies, support d’un passé fantasmé m’évoque aussi l’étagère de Rick Deckard, le chasseur de prime de la nouvelle de Philip K. Dick, Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? et interprété par Harrison Ford dans Blade Runner. Étagère couverte de photos de famille et suggérant que le héros pourchassant les réplicants – des robots humanoïdes essayant de retrouver leur créateur pour prolonger leur vie – est l’un des leurs auquel on a implanté un faux passé. Chez moi, j’ai posé sur un buffet une série de vieilles photographies de ma famille et parfois je me demande si j’ai vraiment vu ces personnes. Mon père était photographe et regardant de vieux albums, je me demande si ma vie est réelle, si mes rares souvenirs d’enfant ne sont pas seulement instillées par ces images.

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Biographies
Marc del Piano, né en 1958. Vit et travaille à Lyon
Après les Beaux-Arts de Lyon en département illustration et communication, MDP devient directeur artistique pour la publicité, fonde une agence de communication puis de multimédia. En 1999, il est associé par thierry Ehrmann à la fondation de la Demeure du Chaos dont il devient un des artistes intervenant et son directeur artistique. Parallèlement, il développe son univers personnel de plasticien en expérimentant différents média : dessin, peinture, photographie , sculpture en fonction de ses envies et des sujets qu’il aborde. Il expose son travail à la Demeure du Chaos et à Paris à la galerie Gratadou-Intuiti
Patrick Gabet, né en 1958. Vit et travaille à Lyon
Il se passionne pour la sculpture depuis l’âge de15 ans en autodidacte puis suit une formation classique en ébénisterie, sculpture et dorure. Il ouvre son atelier de sculpture et dorure à Lyon. Son activité d’artisan d’ Art s’articule autour de deux axes, la création et la restauration de statuaires, meubles, miroirs, dorés, polychromes, cirés … Quand à ses créations, très personnelles, elles sont visibles dans son atelier vitrine.
GALERIE GRATADOU-INTUITI
16, rue des Coutures Saint-Gervais 75003 Paris
http://www.galeriegratadou-intuiti.com
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Un nouveau site internet pour TZURI GUETA !

Ce mois de novembre marque le lancement du nouveau site http://www.tzurigueta.com répondant à la double exigence de faire découvrir l’univers onirique du designer TZURI GUETA et de proposer à la vente ses collections de bijoux, rencontre entre nature et futurisme.
Disponible en français et en anglais, ce site se développe autour d’une arborescence soignée, d’une ergonomie efficace et d’une excellence fonctionnelle. En page d’accueil, un menu principal propose des rubriques dédiées au parcours du designer, aux bijoux d’exception, aux expositions, scénographies et autres objets design, aux collaborations Haute Couture. Les dernières actualités défilent et se développent en bandeau ou vignettes sous un seul clic. Le plus, l’optimisation de l’expérience de navigation qui invite les visiteurs à consulter des projets liés au même univers. Ce menu d’accueil offre encore une rubrique qui s’adresse spécialement aux professionnels. Cet espace leur permet de se créer un compte afin de choisir les collections, les faire apparaître sur le site, consulter les prix wholesale et passer leur commande directement en ligne. Enfin, un espace presse permet de visionner les parutions par année et par média. Pour chaque onglet – vidéo et presse écrite/web – une sidebar facilite la tâche, notamment aux journalistes, pour entrer directement en contact avec le service RP de la marque.
Pas de site internet performant sans une boutique en ligne optimisée !
Un e-shop dynamique qui permet de retrouver les fameuses collections de bijoux en dentelle siliconée, technique brevetée par TZURI GUETA. Un système de cross-selling, basé sur un filtre par catégorie ou par collection, invite les visiteurs à consulter des produits similaires à celui recherché ou en cours de visionnage. Ludique, l’intégration d’une option type « compléter le look », système suggérant aux visiteurs des combinaisons de plusieurs achats. On note encore la présence d’un filtre par prix, par catégorie, par « articles du mois ». Super pratique, la fonctionnalité « changement de devises » ; toutes les devises sont disponibles et mises à jour automatiquement en temps réel. Cet e-shop intègre les dernières normes de sécurité et les paiements s’effectuent via Paypal.
Pour trouver une boutique en France ou à l’étranger, rien de plus simple, la localisation des points de vente ciblés par ville et par pays, se fait grâce à une option de géolocalisation et détection géographique via terminaux mobiles ou sur ordinateur.
http://www.tzurigueta.com

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Du 8 au 19 novembre, JOYCE GALLERY présente « OR du CHAMP » une exposition d’IRINA RASQUINET

Passionnée d’art et de mode depuis toujours, Irina Rasquinet a une manière toute particulière de s’approprier les éléments pour en faire une œuvre personnelle, forte et fantasque. Loin de chercher un autre monde, de traquer l’immatériel, elle s’attache aux thèmes des racines, des origines, du déracinement même. De sa Russie natale, elle a gardé le goût des couleurs, se rappelant de celles des Matriochkas ou des œufs de Fabergé. Si une certaine naïveté peut s’insinuer dans ses œuvres, Irina les passe illico à la moulinette décapante de l’humour. Hors-piste, elle sculpte, peint, installe, assemble avec esprit mutin, poésie caustique, fantaisie débridée.
Son exposition « OR DU CHAMP » présentée du 8 au 19 novembre chez Joyce Gallery, s’inscrit dans un univers onirique. Accumulations de formes en mouvement, matières ludiques rappellent le monde de l’enfance où l’art deviendrait un jeu. Ballons mis en cage, bulles de bonheur prêtes à exploser, crayons de couleurs XXL, robots gamers fantasmagoriques… dans cette installation, l’or est omniprésent. C’est l’or sacré de la Sainte Russie, celui des icônes, des bulbes des cathédrales. Métamorphoses singulières, avatars burlesques… Entre nature, clins d’œil et malice, Irina Rasquinet révèle ici et en chacun, le sens inné de l’émerveillement.
« OR du CHAMP » Irina Rasquinet
Du 8 au 19 novembre 2016
JOYCE GALLERY – Jardin du Palais Royal – 168, galerie de Valois 75001 Paris
http://www.joyce.com

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Du 13 octobre au 9 novembre, la GALERIE GRATADOU-INTUITI présente « CINEMA : histoires domestiques », une exposition personnelle d’ÉDOUARD TAUFENBACH

La série de collages qu’Édouard Taufenbach présente sous le tire CINEMA : histoires domestiques s’inscrit dans une double appartenance au récit du cinéma d’une part et au roman familial d’autre part. Toujours à partir d’un ensemble d’anciens tirages argentiques de photographies privées servant de déclencheurs de fiction, les collages de dimensions variables explorent les capacités d’une simple photographie domestique à engendrer du récit, à produire du cinéma.
Depuis bien avant son invention sous sa forme moderne, le cinéma (les images en mouvement) avait cherché ses possibles lieux d’apparition dans des dispositifs optiques tenant ensemble la magie de l’illusion et le pragmatisme technique (des lanternes magiques aux jouets d’optique). Le cinéma diffuse des films sous une forme communément répandue tout au long du XXème siècle, le spectacle cinématographique. Sa scène est un théâtre (la salle de cinéma), où viennent regarder ensemble des spectateurs toujours plus ou moins fascinés par le dispositif de projection et les ombres qu’il génère. C’est du côté du film comme pellicule que se situe le travail récent d’Édouard Taufenbach, le film dans toute sa matérialité : le support photographique, la transparence de la pellicule, les pigments de couleur qui imprègnent les surfaces. Pour chacun de ses projets, il construit, à partir d’une seule photographie trouvée, ou collectionnée, ou encore extraite d’archives familiales, un film non pas projeté mais exposé, décomposé en séquences géométriquement articulées sur des panneaux (tableaux) à fonds blancs. Empruntant à la musique itérative autant qu’au cinéma structurel d’un Peter Kubelka ou Paul Sharits, aux flicker films (« films à clignotement ») autant qu’aux micro rythmes des musiques urbaines, les œuvres vidéographiques et photographiques d’Édouard Taufenbach procèdent d’un même geste de séquençage qui produit un espace temporel continu quoique composite, dans lequel les points de raccords discrets sont lissés par la répétition et les effets de boucle.
Telle la pointe acérée d’un regard scrutateur, les lignes obliques qui organisent les surfaces forment un réseau rythmique (une partition?) qui associé à la photographie de base répétée, réitérée avec de minces variations, produisent un « effet cinéma » qu’il est très difficile de nommer et de décrire, alors même qu’il est fortement perceptible. Les deux composantes du cinéma, le photogramme et le défilement, apparaissent partiellement dans ces collages « fixes » face auxquels le spectateur est mis dans la situation de faire défiler « à la main » un ruban celluloïd de film. D’une image à l’autre le regard balaye les bandes géométriques en cherchant les modifications, les différences, les déplacements et le décadrages qui vont faire vaciller la fixité photographique et la tirer vers un mouvement optique, au fondement du dispositif cinématographique. Comme au cinéma, une durée est nécessaire pour regarder ces images auxquelles l’organisation soignée ajoute un caractère précieux. Vus de loin, les collages évoquent des rubans de film et exposent le principe du cinéma, sa mécanique. Vue de près, ils mettent en avant les images et leur référent : des personnes, des ambiances, des relations, des histoires possibles, des récits de vie potentiels. Les traces mémorielles saisies par la capture photographique se conjuguent avec la mécanique cinématographique traitée picturalement dans un jeu très précis de découpes et de « montage » sur le plan du tableau, lieu des transformations. La fiction a alors trouvé une possibilité de se construire et le spectateur-lecteur peut projeter ses propres histoires et faire affleurer à la surface du présent des souvenirs réel ou imaginés. Il peut ainsi « se faire des films » comme le dit Édouard Taufenbach, et élaborer en liberté ses propres représentations. Travail de l’art.
Françoise Parfait
« CINEMA : histoires domestiques » Édouard Taufenbach
Du 13 octobre au 9 novembre
GALERIE GRATADOU-INTUITI : 16, rue des Coutures Saint-Gervais Paris 3ème
Cette exposition se poursuivra du 11 au 13 novembre 2016 à FOTOFEVER ART FAIR au Carrousel du Louvre, Paris.
http://www.galeriegratadou-intuiti.com

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Du 8 au 24 septembre, la GALERIE GRATADOU-INTUITI présente « Espace-Temps », une exposition de SASCHA NORDMEYER…

Les séries de Sascha Nordmeyer présentées dans l’espace parisien de la Galerie Gratadou-Intuiti sont-elles des dessins?
Ou bien sont-elles de par leurs figurations géométriques, autre chose encore, un système de formes et de formules, abstraites, futuristes, émergence d’une étoffe unique, résultat en relief de perceptions à ce jour inconnues ?
C’est l’harmonie omniverselle que se fait jour ici, suggérée par la multiplicité des micro-réflecteurs sphériques que l’artiste découpe et active selon une alchimie basée sur les lignes latentes qui les portent, les rotations qui leur donnent sens et la finesse que leur orientation suppose, établies avec une précision d’acupuncteur. Ici tout est affaire de pureté. Cette science précieuse, subtile, à l’esthétique délicate consacre une géométrie de la douceur propice à la contemplation, de laquelle se dégagent une mosaïque cinétique et un vocabulaire vibrant de la perspective, de la fragilité, de la légèreté. Un vocabulaire de correspondances et de causalités. Les volumes, comme autant de gouttelettes de temps, occupent l’espace qui leur est dédié, issues de la source féconde de l’unité suprême, mathématique, règne du pur symbole métaphysique, de l’Universelle symétrie et des synchronismes secrets. Mystères fondamentaux qui puisent leur force dans les suites numérales et dans les proportions, dans le plan, dans l’organisation d’une illusion qui se pose délicatement sur le support, réveillant l’ignoré de leur pré-existence. Les figures ne sont pas immédiatement des figures. Elle le deviennent. Soudain, elles rayonnent, modulent le fond, le strient, par la manière physique dont elles animent le vide, le remplissent, par la façon optique qu’elles ont de se mouvoir dans une spatialité devenue écrin d’orgone. Comme autant d’apparitions. Quand le blanc, par affinité vient se jouer soudain de la nuance, du miroir, se zèbre, quand le noir se dégrade afin de manifester une autre réalité par la qualité lumineuse de la matière, on entre alors dans cet espace et dans ce temps peut-être, dans cet endroit précisément où en équilibre, l’immobile se fait mouvement, le jour se fait jour et le monde se fait monde…
« Espace-Temps » de Sascha Nordmeyer
Du 8 au 24 septembre 2016
Galerie Gratadou-Intuiti
16, rue des Coutures Saint-Gervais 75004 Paris
http://www.galeriegratadou-intuiti.com

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Pour cette rentrée 2016, LA GALERIE GRATADOU-INTUITI met en orbite ses artistes émergents…

Après avoir présenté leurs premières œuvres au cours de cette année, la GALERIE GRATADOU-INTUITI accueille durant les mois de septembre, octobre et novembre, les dernières pièces à date de ses artistes émergents, qui viennent confirmer et approfondir leurs approches de façon collective ou individuelle. La galerie participera également à plusieurs salons parmi les plus pointus en matière d’art contemporain emportant avec elles ses nouveaux talents, afin de faire découvrir ceux-ci hors les murs, à un moment crucial et passionnant de leur œuvre.
CARTE BLANCHE À INCONNAISSABLE
[…] une exposition collective au 6b.
Du 30 août au 6 septembre 2016,
Galerie Gratadou-Intuiti Paris.
DESSINS ESPACE-TEMPS
Un solo show de l’artiste Sascha Nordmeyer.
Du 8 au 24 septembre 2016,
Galerie Gratadou-Intuiti Paris.
CINEMA : histoires domestiques
Un solo show de l’artiste Edouard Taufenbach
Du 13 octobre au 12 novembre 2016,
Galerie Gratadou-Intuiti Paris.
Et aussi…
FACE A FACE, une installation de Bénédicte Pontet.
Du 20 au 23 octobre 2016,
YIA Young International Artists
Le Carreau du Temple Paris.
En partenariat avec l’Institut Curie et dans le cadre d’octobre rose 2016.
CINEMA : histoires domestiques, une exposition d’Edouard Taufenbach
FOTOFEVER
Du 11 au 13 novembre 2016,
Carrousel du Louvre Paris.
GALERIE GRATADOU-INTUITI
16, rue des Coutures Saint-Gervais 75003 Paris
Rivoli Building Ground Floor #15 #16 690, chaussée de Waterloo 1180 BRUXELLES
http://www.galeriegratadou-intuiti.com

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Jusqu’au 18 juin, La GALERIE GRATADOU-INTUITI présente JEAN-CLAUDE BIRABEN « Des Choses et Autres »

Les objets de Jean-Claude Biraben tiennent autant des objets surréalistes que de la peinture de Magritte et de la poésie. Leur clef est d’abord à chercher du côté du langage. D’après José Pierre, deux mécanismes sont à l’œuvre dans le travail de Biraben. D’un côté, la métonymie « où les choses se définissent plutôt par leurs abords et leurs fréquentations, bonnes ou mauvaises, que par leurs propres caractéristiques. »1 La partie est prise pour le tout, le contenant pour le contenu…
L’objet, une fois libéré de sa fonction et de sa stricte définition, incite à l’allusion, à l’ellipse et au raccourci. Le Tamis évoque la plage dont profite le petit personnage étendu sur sa serviette. Par contiguïté, L’oiseau qui a des branches confond l’arbre et l’animal. La métaphore agit plus fortement encore dans la démarche de l’artiste. L’analogie, la ressemblance et l’association libre détournent l’objet de sa signification première ou en expriment le contenu latent. Le couteau à la lame pliée en escalier devient Cascade. La Danseuse virevolte hors d’un presse-purée. Le Loup aux allures de chien blanc, sagement assis, ne devient loup qu’à la faveur d’un demi-masque de velours noir arboré en guise de truffe. L’Abat-jour est pris au pied de la lettre, crâne formé des fragments de l’objet, vanité de la lumière.
José PIERRE, Biraben, Paris, éd. Loubatières, 1993, p. 17.
JEAN-CLAUDE BIRABEN « Choses et Autres »
Jusqu’au 18 juin 2016
Galerie GRATADOU-INTUITI / 16, rue des Coutures Saint-Gervais 75003 Paris
http://www.galeriegratadou-intuiti.com

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