LA GALERIE GRATADOU-INTUITI présente du 1er au 24 février, « La tournée des collègues », une exposition de FRANCKY BOY…

Francky…Hou hou !…Francky… Francky dort encore, il doit être 18H00, je vais être obligé de monter les six marches qui mènent au réduit où il vit chez Coluche. On est début 80, Michel Colucci est au fond de la pièce, de l’autre côté de sa piscine intérieure. Les yeux en capote de fiacre et la mine grise malgré un sourire calimérien ; les produits qui tournent à Paris sont forts et de mauvaise qualité.
Francky est chargé avec les « Musulmans Fumants » de couvrir de fresques la pièce d’en bas, la pièce de loisir : piscine, baby foot, flipper et bientôt mini studio d’enregistrement. LA pièce où l’on finit les nuits avec pas mal du Tout Paris et un peu du tout nulle part.
Francky, je l’ai rencontré quelques mois auparavant. Avec Téléphone, on calait sur la pochette d’ Un autre monde. François (ami et manager), dans un aéroport me dit : « Mondino m’a présenté un mec dingue et, regarde, il a pondu ça ! Il me sort la peinture de Francky : Tu vois, Un autre monde, le bras qui s’allonge vers le jouet, c’est un tableau mobile, on pourrait rajouter un jouet à chaque 100 000 albums (L’album ayant démarré mollement, on oubliera de rajouter les jouets plus tard)… J’ai froncé les sourcils mais, quand notre avion a atterri à sa destination, c’était décidé Un autre monde aurait sa pochette jaune qui crache un truc jamais fait.
Par la suite, Francky qui faisait de l’animation en Super, réalisera le clip d’Électrique cité, et le clip d’Un autre monde, réalisé par Mondino, sera basé sur ce regard poétique d’enfant sauvage lâché dans la cité : le regard de Francky.
Nous nous sommes revus de loin avec le Boy et nous sommes devenus les amis que nous sommes. Francky est le contraire d’un dilettante. Ce n’est pas parce que ses personnages, girafe rigolote et petit Mickey farceurs, nous font rire qu’il faut les trouver légers. Ces engins motorisés en tout genre, bagnoles, fusée, avions qui mènent à la grande ville, à la grande vie, ce sont des outils pour traverser et retraverser le fleuve des soucis convenus où se noient les bâtisseurs de réel, que les eaux boueuses emmènent inexorablement, aux océans de silence. Francky décline ces mêmes thèmes depuis plus de trente ans avec le soin d’un Rembrandt, l’opiniâtreté d’un Bacon, la provocation d’un Picasso.
C’est de l’enfance vive et en fait, un cri sans cesse recommencé. Le désir de cet enfant au bras qui s’allonge indéfiniment pour montrer et attraper ce paradis perdu, du Francky qui grandit en rêve dans les bras de la ligne droite des Hunaudières. C’est l’histoire de cette enfance kidnappée sous les carapaces d’adultes et qui, à coup d’aplats acryliques aux tons acide, ne cesse d’appeler au secours. Oui cette légèreté conjuguée, répétée, travaillée avec l’autisme de Van Gogh est politique, finalement. Ce n’est pas la lutte des classes mais la lutte du fond de la classe à coup de boules de papier colorées, c’est la lutte de l’enfant seul contre tout un système social qui bouche les pores de la peau de l’âme. C’est le cri de l’enfant seul, notre ancêtre, qui veut continuer la conversation avec les adultes que nous sommes devenus, et qui, revendique les promesse que nous lui avons faites.
Hou ! hou !… Francky les six marches qui mènent à ton cœur, jaune et orange et violet et bleu et vert et rouge, il faut les descendre ou les monter? Cette vie de montagnard dont tu es l’improbable guide, elle est face nord ou chemins de traverses? Face sud.
Jean-Louis Aubert, Janvier 2011
FRANCKY BOY « La Tournée des collègues »
Du 1er au 24 février 2018
Galerie Gratadou-Intuiti : 16, rue des Coutures Saint-Gervais 75003 Paris
http://www.galeriegratadou-intuiti.com
Contact presse : Christian Lemoine de La Salle +33 6 08 56 23 91 christian@lemoinedelasalle.com

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La GALERIE GRATADOU-INTUITI présente, du 1er au 17 juin, « Pour être une forme », une exposition de KEVIN MONOT…

Vient d’abord se glisser un geste. Celui de l’œil qui construit l’espace interne du cadre, avant même de l’avoir caressé. Kévin Monot (né en 1987, à Lesneven) façonne chacune de ses images sous l’égide d’une pensée évolutionniste et protéiforme. Contrôlée par la restriction d’un matériau fixe, le papier, sa pratique envisage une stratification de formes et de couleurs qui saisit la cristallisation d’un nouvel art abstrait. Si les papiers découpés gouachés de Matisse sont une référence iconique en regard de la technique employée par l’artiste, c’est davantage une pensée philosophique qui soutient toute sa plasticité.
L’identisation — en termes de mécanisme associant construction, développement et évolution — intervient dans la forme même de son travail. Par le collage, Kévin Monot déploie une rhétorique qui invite le reconnaissable à disparaître tout en, paradoxalement, faisant surgir de nouvelles identités. Chaque strate de papier, qu’elle soit issue d’un support industriel, commercial ou personnel, s’invite à nier la précédente. La matière se conjugue par superposition ; elle dresse le tableau d’une entité psychique, dont la seule expression mentale s’organise autour de silhouettes organiques ou, a contrario, délibérément géométriques.
Flirtant dès lors avec une portraitisation de l’abstrait, à la manière de visages sans détails dont on ne pourrait percevoir que les contours incertains, Kévin Monot hisse sa radicalité vers une mise en exergue des zones d’ombres et de lumières. Les couleurs interviennent comme fruits d’un prisme physiologique. Les noirs sont abyssaux, scellent le regard dans un all-over labyrinthique qui offre bruit, rythme et composition. Ils évoquent également l’encre de la photocopieuse que l’artiste use pour fabriquer ses images. La série Portrait en forme (2017) intercepte très justement ce métissage entre physiologie et néant : des photographies de cabine recouvertes d’éléments graphiques s’imposent comme matière de base qui nourrira la machine à recopier. Saturation, morcellement, imperfection. L’esthétique adjacente au propos de l’artiste anime la surface de ses œuvres par un discours naturellement hybride, convergeant vers une tentation de l’effacement et de l’inattendu.
Maxime Gasnier, 2017
KEVIN MONOT
« Pour être une forme »
Exposition du 1er au 17 juin 2017
Galerie Gratadou-Intuiti : 16, rue des Coutures Saint-Gervais 75003 Paris
http://www.galeriegratadou-intui.com

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La GALERIE GRATADOU-INTUITI présente du 16 mars au 22 avril 2017 « Marie, une histoire possible », une œuvre de MARC DEL PIANO

Le faux, élément incontournable de l’uchronie comme médium. Au commencement, l’idée d’une représentation différente. Sculptée, Marie représentée comme mère mais avant tout comme femme, semblable aux autres. En réalisant avec les techniques ancestrales, taille dans le bois, enduit de colle de peau de lapin, dorure à la feuille, polychromie, une statue d’église, une Madone portant son bébé mais aussi enceinte d’un deuxième, je souhaitais proposer un changement de paradigme. Fidèle à ce que racontent les premiers Évangiles citant le nom des frères de Jésus, je propose une image de Marie plus réelle que celle de l’Immaculée Conception. Marie devient femme, fille-mère, puis mère des autres enfants que lui donne Joseph. J’esquisse, par cette uchronie, ce qu’aurait été notre société sans cette culpabilité que les religions font porter aux femmes, source de drames. Drames sociaux et psychologiques que j’évoque dans la deuxième pièce, une autre uchronie qui, au travers des évolutions techniques et esthétiques de la photographie, reconstitue l’ascendance fantasmée d’une femme née sous X. Dans les deux cas masquer le péché originel, la chair que stigmatise trois femmes. La première, à l’origine de notre civilisation, Marie, pour laquelle le mythe efface l’acte de chair, la propulsant, paradoxalement, en tant que Vierge, comme icône de la femme. La seconde, qui, au milieu du XXème siècle, n’a pu assumer son rôle de mère pour une raison inconnue. On peut imaginer que son accouchement sous X a été causé par la bienséance, fille de bourgeois engrossée dans le péché ou, fille de pauvre qui ne pouvait assumer le fruit amer d’un moment de faiblesse ou d’un viol. Et aujourd’hui, la troisième, cet enfant non souhaité, cette fille née sous X face au mur établi par la loi, devant porter le poids de son abandon et du mystère que représente ses ascendants, se sentant coupable de ne pas pouvoir donner une histoire familiale à ses enfants. Cette dernière mère est une amie, à qui j’ai suggéré un jour d’inventer de toute pièce un passé idéalisé. Plus tard, je lui ai proposé d’inventer des fragments de ce passé au travers d’un parcours dans le temps, séquencé par un bref parcours symbolique dans l’Histoire de la photographie. J’utilise le visage d’une de ses filles pour faire exister une arrière-grand-mère, une grand-mère et une mère.
La réalité de l’histoire et la manipulation La famille qu’on peut s’inventer lorsqu’on est né(e) sous X, cette transformation de l’Histoire, cette bifurcation dans l’espace-temps qu’est l’uchronie expose aussi la fragilité de la réalité. “Nous devons envisager l’état présent de l’univers comme l’effet de son état antérieur, et comme la cause de celui qui va suivre.” nous dit Laplace mais selon la théorie du chaos, un infime changement aurait pu transformer notre univers social et moral, changer ce paradigme. Si l’Église reconnaissait à Marie son statut de fille-mère au lieu d’imposer cette conception sans l’acte de chair, mon amie aurait probablement connu sa mère. D’autre part, la collection de photographies, support d’un passé fantasmé m’évoque aussi l’étagère de Rick Deckard, le chasseur de prime de la nouvelle de Philip K. Dick, Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? et interprété par Harrison Ford dans Blade Runner. Étagère couverte de photos de famille et suggérant que le héros pourchassant les réplicants – des robots humanoïdes essayant de retrouver leur créateur pour prolonger leur vie – est l’un des leurs auquel on a implanté un faux passé. Chez moi, j’ai posé sur un buffet une série de vieilles photographies de ma famille et parfois je me demande si j’ai vraiment vu ces personnes. Mon père était photographe et regardant de vieux albums, je me demande si ma vie est réelle, si mes rares souvenirs d’enfant ne sont pas seulement instillées par ces images.

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Biographies
Marc del Piano, né en 1958. Vit et travaille à Lyon
Après les Beaux-Arts de Lyon en département illustration et communication, MDP devient directeur artistique pour la publicité, fonde une agence de communication puis de multimédia. En 1999, il est associé par thierry Ehrmann à la fondation de la Demeure du Chaos dont il devient un des artistes intervenant et son directeur artistique. Parallèlement, il développe son univers personnel de plasticien en expérimentant différents média : dessin, peinture, photographie , sculpture en fonction de ses envies et des sujets qu’il aborde. Il expose son travail à la Demeure du Chaos et à Paris à la galerie Gratadou-Intuiti
Patrick Gabet, né en 1958. Vit et travaille à Lyon
Il se passionne pour la sculpture depuis l’âge de15 ans en autodidacte puis suit une formation classique en ébénisterie, sculpture et dorure. Il ouvre son atelier de sculpture et dorure à Lyon. Son activité d’artisan d’ Art s’articule autour de deux axes, la création et la restauration de statuaires, meubles, miroirs, dorés, polychromes, cirés … Quand à ses créations, très personnelles, elles sont visibles dans son atelier vitrine.
GALERIE GRATADOU-INTUITI
16, rue des Coutures Saint-Gervais 75003 Paris
http://www.galeriegratadou-intuiti.com
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La GALERIE GRATADOU INTUITI crée l’événement de cette Saint-Valentin 2017, en présentant, du 9 au 14 février, le bijou « Je t’embrase » (Rimbaud) de l’architecte et artiste GUILLAUME AUBRY

Embraser – définition du Littré :
1. Mettre en braise. Embraser une ville.
2. Rendre extrêmement chaud. Le soleil embrasait l’atmosphère.
3. Livrer à la guerre, à la ruine, au désordre.
En enlevant simplement une lettre “s” au manuscrit original, Guillaume Aubry fait basculer la classique formule d’affection “je t’embrasse” dans un champs lexical qui convoque tout autant la pyromanie, l’astre solaire et la tragédie, renvoyant au contexte de la lettre originale écrite par Arthur Rimbaud et adressée à Paul Verlaine alors que celui-ci venait de tenter de l’assassiner à Bruxelles le 10 juillet 1873.
Architecte et artiste, Guillaume Aubry développe depuis plusieurs années un travail plastique et théorique portant sur la question de ce qui fait paysage et sur la figure romantique du regardeur. Il travaille notamment sur les couchers de soleil en tant qu’expérience esthétique. Il est régulièrement invité à présenter la conférence-performance “Courser le soleil” doublée d’un protocole d’enregistrement sonore du coucher de soleil “Sunset sound record”, comme récemment au Centre d’Art Contemporain de Clamart, à la Biennale de Lyon ou encore à la Fondation Ricard.
« Je t’embrase » (Rimbaud)
Extrait numérisé et modifié d’une lettre manuscrite
Multiple à porter en broche, fontes d’argent et d’or (2 x 7 cm)
Production et vente Galerie Gratadou Intuiti Paris
Galerie Gratadou-intuiti Paris
16, Rue des Coutures Saint-Gervais 75003 Paris
http://www.galeriegratadou-intuiti.com

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Du 13 octobre au 9 novembre, la GALERIE GRATADOU-INTUITI présente « CINEMA : histoires domestiques », une exposition personnelle d’ÉDOUARD TAUFENBACH

La série de collages qu’Édouard Taufenbach présente sous le tire CINEMA : histoires domestiques s’inscrit dans une double appartenance au récit du cinéma d’une part et au roman familial d’autre part. Toujours à partir d’un ensemble d’anciens tirages argentiques de photographies privées servant de déclencheurs de fiction, les collages de dimensions variables explorent les capacités d’une simple photographie domestique à engendrer du récit, à produire du cinéma.
Depuis bien avant son invention sous sa forme moderne, le cinéma (les images en mouvement) avait cherché ses possibles lieux d’apparition dans des dispositifs optiques tenant ensemble la magie de l’illusion et le pragmatisme technique (des lanternes magiques aux jouets d’optique). Le cinéma diffuse des films sous une forme communément répandue tout au long du XXème siècle, le spectacle cinématographique. Sa scène est un théâtre (la salle de cinéma), où viennent regarder ensemble des spectateurs toujours plus ou moins fascinés par le dispositif de projection et les ombres qu’il génère. C’est du côté du film comme pellicule que se situe le travail récent d’Édouard Taufenbach, le film dans toute sa matérialité : le support photographique, la transparence de la pellicule, les pigments de couleur qui imprègnent les surfaces. Pour chacun de ses projets, il construit, à partir d’une seule photographie trouvée, ou collectionnée, ou encore extraite d’archives familiales, un film non pas projeté mais exposé, décomposé en séquences géométriquement articulées sur des panneaux (tableaux) à fonds blancs. Empruntant à la musique itérative autant qu’au cinéma structurel d’un Peter Kubelka ou Paul Sharits, aux flicker films (« films à clignotement ») autant qu’aux micro rythmes des musiques urbaines, les œuvres vidéographiques et photographiques d’Édouard Taufenbach procèdent d’un même geste de séquençage qui produit un espace temporel continu quoique composite, dans lequel les points de raccords discrets sont lissés par la répétition et les effets de boucle.
Telle la pointe acérée d’un regard scrutateur, les lignes obliques qui organisent les surfaces forment un réseau rythmique (une partition?) qui associé à la photographie de base répétée, réitérée avec de minces variations, produisent un « effet cinéma » qu’il est très difficile de nommer et de décrire, alors même qu’il est fortement perceptible. Les deux composantes du cinéma, le photogramme et le défilement, apparaissent partiellement dans ces collages « fixes » face auxquels le spectateur est mis dans la situation de faire défiler « à la main » un ruban celluloïd de film. D’une image à l’autre le regard balaye les bandes géométriques en cherchant les modifications, les différences, les déplacements et le décadrages qui vont faire vaciller la fixité photographique et la tirer vers un mouvement optique, au fondement du dispositif cinématographique. Comme au cinéma, une durée est nécessaire pour regarder ces images auxquelles l’organisation soignée ajoute un caractère précieux. Vus de loin, les collages évoquent des rubans de film et exposent le principe du cinéma, sa mécanique. Vue de près, ils mettent en avant les images et leur référent : des personnes, des ambiances, des relations, des histoires possibles, des récits de vie potentiels. Les traces mémorielles saisies par la capture photographique se conjuguent avec la mécanique cinématographique traitée picturalement dans un jeu très précis de découpes et de « montage » sur le plan du tableau, lieu des transformations. La fiction a alors trouvé une possibilité de se construire et le spectateur-lecteur peut projeter ses propres histoires et faire affleurer à la surface du présent des souvenirs réel ou imaginés. Il peut ainsi « se faire des films » comme le dit Édouard Taufenbach, et élaborer en liberté ses propres représentations. Travail de l’art.
Françoise Parfait
« CINEMA : histoires domestiques » Édouard Taufenbach
Du 13 octobre au 9 novembre
GALERIE GRATADOU-INTUITI : 16, rue des Coutures Saint-Gervais Paris 3ème
Cette exposition se poursuivra du 11 au 13 novembre 2016 à FOTOFEVER ART FAIR au Carrousel du Louvre, Paris.
http://www.galeriegratadou-intuiti.com

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Du 8 au 24 septembre, la GALERIE GRATADOU-INTUITI présente « Espace-Temps », une exposition de SASCHA NORDMEYER…

Les séries de Sascha Nordmeyer présentées dans l’espace parisien de la Galerie Gratadou-Intuiti sont-elles des dessins?
Ou bien sont-elles de par leurs figurations géométriques, autre chose encore, un système de formes et de formules, abstraites, futuristes, émergence d’une étoffe unique, résultat en relief de perceptions à ce jour inconnues ?
C’est l’harmonie omniverselle que se fait jour ici, suggérée par la multiplicité des micro-réflecteurs sphériques que l’artiste découpe et active selon une alchimie basée sur les lignes latentes qui les portent, les rotations qui leur donnent sens et la finesse que leur orientation suppose, établies avec une précision d’acupuncteur. Ici tout est affaire de pureté. Cette science précieuse, subtile, à l’esthétique délicate consacre une géométrie de la douceur propice à la contemplation, de laquelle se dégagent une mosaïque cinétique et un vocabulaire vibrant de la perspective, de la fragilité, de la légèreté. Un vocabulaire de correspondances et de causalités. Les volumes, comme autant de gouttelettes de temps, occupent l’espace qui leur est dédié, issues de la source féconde de l’unité suprême, mathématique, règne du pur symbole métaphysique, de l’Universelle symétrie et des synchronismes secrets. Mystères fondamentaux qui puisent leur force dans les suites numérales et dans les proportions, dans le plan, dans l’organisation d’une illusion qui se pose délicatement sur le support, réveillant l’ignoré de leur pré-existence. Les figures ne sont pas immédiatement des figures. Elle le deviennent. Soudain, elles rayonnent, modulent le fond, le strient, par la manière physique dont elles animent le vide, le remplissent, par la façon optique qu’elles ont de se mouvoir dans une spatialité devenue écrin d’orgone. Comme autant d’apparitions. Quand le blanc, par affinité vient se jouer soudain de la nuance, du miroir, se zèbre, quand le noir se dégrade afin de manifester une autre réalité par la qualité lumineuse de la matière, on entre alors dans cet espace et dans ce temps peut-être, dans cet endroit précisément où en équilibre, l’immobile se fait mouvement, le jour se fait jour et le monde se fait monde…
« Espace-Temps » de Sascha Nordmeyer
Du 8 au 24 septembre 2016
Galerie Gratadou-Intuiti
16, rue des Coutures Saint-Gervais 75004 Paris
http://www.galeriegratadou-intuiti.com

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Pour cette rentrée 2016, LA GALERIE GRATADOU-INTUITI met en orbite ses artistes émergents…

Après avoir présenté leurs premières œuvres au cours de cette année, la GALERIE GRATADOU-INTUITI accueille durant les mois de septembre, octobre et novembre, les dernières pièces à date de ses artistes émergents, qui viennent confirmer et approfondir leurs approches de façon collective ou individuelle. La galerie participera également à plusieurs salons parmi les plus pointus en matière d’art contemporain emportant avec elles ses nouveaux talents, afin de faire découvrir ceux-ci hors les murs, à un moment crucial et passionnant de leur œuvre.
CARTE BLANCHE À INCONNAISSABLE
[…] une exposition collective au 6b.
Du 30 août au 6 septembre 2016,
Galerie Gratadou-Intuiti Paris.
DESSINS ESPACE-TEMPS
Un solo show de l’artiste Sascha Nordmeyer.
Du 8 au 24 septembre 2016,
Galerie Gratadou-Intuiti Paris.
CINEMA : histoires domestiques
Un solo show de l’artiste Edouard Taufenbach
Du 13 octobre au 12 novembre 2016,
Galerie Gratadou-Intuiti Paris.
Et aussi…
FACE A FACE, une installation de Bénédicte Pontet.
Du 20 au 23 octobre 2016,
YIA Young International Artists
Le Carreau du Temple Paris.
En partenariat avec l’Institut Curie et dans le cadre d’octobre rose 2016.
CINEMA : histoires domestiques, une exposition d’Edouard Taufenbach
FOTOFEVER
Du 11 au 13 novembre 2016,
Carrousel du Louvre Paris.
GALERIE GRATADOU-INTUITI
16, rue des Coutures Saint-Gervais 75003 Paris
Rivoli Building Ground Floor #15 #16 690, chaussée de Waterloo 1180 BRUXELLES
http://www.galeriegratadou-intuiti.com

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Jusqu’au 18 juin, La GALERIE GRATADOU-INTUITI présente JEAN-CLAUDE BIRABEN « Des Choses et Autres »

Les objets de Jean-Claude Biraben tiennent autant des objets surréalistes que de la peinture de Magritte et de la poésie. Leur clef est d’abord à chercher du côté du langage. D’après José Pierre, deux mécanismes sont à l’œuvre dans le travail de Biraben. D’un côté, la métonymie « où les choses se définissent plutôt par leurs abords et leurs fréquentations, bonnes ou mauvaises, que par leurs propres caractéristiques. »1 La partie est prise pour le tout, le contenant pour le contenu…
L’objet, une fois libéré de sa fonction et de sa stricte définition, incite à l’allusion, à l’ellipse et au raccourci. Le Tamis évoque la plage dont profite le petit personnage étendu sur sa serviette. Par contiguïté, L’oiseau qui a des branches confond l’arbre et l’animal. La métaphore agit plus fortement encore dans la démarche de l’artiste. L’analogie, la ressemblance et l’association libre détournent l’objet de sa signification première ou en expriment le contenu latent. Le couteau à la lame pliée en escalier devient Cascade. La Danseuse virevolte hors d’un presse-purée. Le Loup aux allures de chien blanc, sagement assis, ne devient loup qu’à la faveur d’un demi-masque de velours noir arboré en guise de truffe. L’Abat-jour est pris au pied de la lettre, crâne formé des fragments de l’objet, vanité de la lumière.
José PIERRE, Biraben, Paris, éd. Loubatières, 1993, p. 17.
JEAN-CLAUDE BIRABEN « Choses et Autres »
Jusqu’au 18 juin 2016
Galerie GRATADOU-INTUITI / 16, rue des Coutures Saint-Gervais 75003 Paris
http://www.galeriegratadou-intuiti.com

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LA GALERIE GRATADOU INTUITI présente CHRISTOPHE GOUTAL « L’art c’est bien, mais je préfère aller aux putes »

Du 21 avril au 14 mai, la Galerie Gratadou Intuiti présente l’exposition « L’art c’est bien, mais je préfère aller aux putes » de l’artiste français Christophe Goutal. Adepte de la plaisanterie esthétique, Christophe Goutal renouvèle l’art contemporain avec une véritable audace et l’appropriation des concepts…
Christophe Goutal est né à Paris en 1964, où il vit et travaille. Dès son plus jeune âge, il côtoie à travers ses relations familiales de grands artistes, tels que Arman, César, Arnal et bien d’autres, ces artistes l’encouragent dans sa vocation artistique, il étudie alors le dessin et la peinture académique dans différents ateliers parisiens, dont l’académie de la Grande Chaumière.
Il entreprend par la suite une œuvre diversifiée, composée de peintures abstraites et d’objets surréalistes et pop, où il s’affranchit des techniques et des mediums avec une certaine frivolité, au service du figuré. Une démarche libre de toute hiérarchie, soumise à un regard perspicace et cynique du quotidien.
Christophe Goutal a un gout inné de la provocation, et du détour- nement d’objets. Entre imagerie enfantine et métalangage (Roland Barthes), Christophe Goutal joue innocemment mais en toute conscience du rapport signifiant/signifié qu’il contrebalance par une approche du champienne de l’art, s’associant volontiers à des courants proches tel que Présence Panchounette.
Les œuvres de Christophe Goutal, comme souvent les œuvres pop, dégagent une énergie centrifuge : au-delà de l’usage d’éléments kitsch ou populaires, ses pièces dialoguent avec le spectateur et s’approprient des idées de notre culture. L’anodin et le banal contredisent l’ennui qu’ils dégagent pour nous amuser ou nous interpeller.
Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections privées en France et à l’étranger notamment en Suisse, Belgique, Allemagne, États Unis…
CHRISTOPHE GOUTAL
« L’art c’est bien, mais je préfère aller aux putes »
Du 21 avril au 14 mai 2016
Galerie Gratadou-Intuiti : 16, rue des Coutures Saint-Gervais 75003 Paris
http://www.galerie-intuiti.com

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LA GALERIE GRATADOU-INTUITI présente BÉNÉDICTE PONTET « FACE À FACE »

Du 17 mars au 9 avril, la Galerie Gratadou-Intuiti présente les œuvres de Bénédicte Pontet. Cette artiste qui s’imprègne avec force de son temps, nous livre un témoignage artistique marquant…
Bénédicte Pontet née à Paris en 1970
Vit et travaille à Paris
Le peintre fait face, se fait face, se peint, peint son reflet dans un grand miroir. Le peintre dans ce miroir, se scrute, se cherche, se modèle et se sculpte, s’étudie à travers les multiples expressions de son visage, les postures de son corps, la chorégraphie de ses mains. Mis en situation dans le calme de son atelier sous les toits de Paris, l’artiste se connecte sans concession, avec passion, à cette sorte de subtile auto-fiction anatomique qu’est l’autoportrait. Puis un jour, le peintre entre dans une autre histoire. Ce sera celle de la maladie. Du cancer. Ce peintre, c’est Bénédicte Pontet. Ce peintre est une femme qui a vécu le cancer. La jeune femme entame un long processus de soins. Elle consacre son énergie à cette aventure, humaine. Pose un temps ses pinceaux pour ne pas perdre le fil, rouge, ce fil qui la relie, elle, à la vie. Sa quête artistique rejoindra pourtant, heureusement, son désir de vivre. De faire face. Son miroir, dès lors, lui renvoie une nouvelle page, une autre image. Une autre matière. Ses cheveux tombent. Son regard en dit long, qui interroge. Patient. Lourd. Véhément. Ses mains, ses bras se crispent, se distordent. Ses épaules se dénudent, en douceur et exposent de ses seins, délicatement, la dentelle. Ses pieds se croisent. Sa bouche se crispe en un sourire étrange, forcément étrange. Les objets du quotidien se transforment eux aussi et chacun se mue en un autre symbole. L’artiste touche le doute, la douleur, la confiance. L’innocence, l’injustice, l’incompréhension, la violence contemporaine. Le choc. L’espoir. C’est un constat lumineux, des émotions confuses et tangibles, une intensité infinie qui se dessinent dans ces œuvres remarquables à l’esthétique éclairée, suspendues entre deux rives, entre disgrâce et sublime, entre décalage et réalité. Bénédicte Pontet s’imprègne avec force de son temps et nous livre un témoignage artistique marquant, indispensable, d’une authentique et exceptionnelle puissance.
Pascale Geoffrois
BÉNÉDICTE PONTET « FACE À FACE »
Du 17 mars au 9 avril 2016
Galerie Gratadou-Intuiti : 16, rue des Coutures Saint-Gervais – 75003 Paris
Du mardi au samedi, de 14h30 à 18h30 ou sur rendez-vous
http://www.galeriegratadou-intuiti.com

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